Il faut "tout remettre à plat" !

Publié le par Les Socialistes d'Ussel

Jean-Christophe Cambadélis était l'invité mardi de la matinale de Canal Plus. Il a réagi sur l'actualité de la campagne à 6 jours du premier tour et sur le rapport de l'Inspection Générale des Finances.

 

Jean-Christophe Cambadélis a débuté l'interview en réaffirmant la nécessité d'une majorité socialiste au Parlement: "il vaut mieux que les socialistes qui défendent dans chaque circonscription le programme du président de la République et la majorité pour l'appliquer ne soient pas obligés de négocier avec l'ensemble des partis qui eux ne le défendent pas". Et de préciser: "on ne peut pas être tous les jours dans le pointillisme de la négociation, il faut aller vite, il faut redresser la France. Cela nécessite une force de frappe à l'Assemlée Nationale".

 

Mettre à plat la politique fiscale

Puis le secrétaire national à l'Europe et à l'International s'est intéressé à la nouvelle politique fiscale à mettre en oeuvre par le gouvernement: "il y a des niches fiscales considérables, il y a la manière dont le gouvernement précédent s'était conporté vis-à-vis des gens les plus fortunés et donc il faut revoir tout cela, c'est à dire des rentrées et en même temps ne pas tomber dans l'inflation des dépenses".

Interrogé sur la nécessité de baisser les dépenses de l'Etat, comme le préconise le rapport de l'inspection Générale des Finances, il répond: "il y aura des discussions avec l'ensemble des organisations syndicales. Puis il y aura une discussion au Parlement. Nous voulons tout mettre à plat de façon à rebâtir une politique budgétaire qui soit à la fois équilibrée, c'est-à-dire qu'on n'augmente pas les dépenses et en même temps qu'il y ait des rentrées fiscales".


 

Un dialogue social méthodique

Lorsque l'interview porte sur la question de la hausse du smic, Jean-Christophe Cambadélis explique: "c'est une question de méthode: Jean-Marc Ayrault a défini une méthode de discussion avec les organisations syndicales".

Puis de compléter: "on ne peut pas empiler les demandes. Il faut avoir un diagnostic commun - jamais on ne l'a fait - entre l'Etat les partis politiques et les organisations syndicales sur la situation, et puis après on essaie de faire en sorte d'avoir une politique juste".

 

Anticipation et propositions

Enfin Jean-Christophe Cambadélis s'est exprimé sur le rôle du Parti socialiste lorsque la gauche est au pouvoir: "c'est un rôle d'anticipation et de propositions. Un rôle de cohésion aussi, qui doit participer à l'action menée par la gauche au gouvernement. Il faut être capable de faire avancer un certain nombre de dossiers qui nous tiennent à coeur sans pour autant mettre le bazar entre le PS et le gouvernement".

Publié dans Législatives 2012

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