L'entre deux tour

Publié le par Les Socialistes d'Ussel

Le premier tour de l’élection Présidentielle a révélé, la semaine dernière, le verdict démocratique du seul avis qui compte, dans le processus électoral : celui des électeurs.

 

Avec une abstention de 14,64%, les corréziens se sont déplacés nombreux dans les bureaux de vote, pour accomplir, ainsi, cet exercice citoyen.

Les résultats de ce premier tour, au niveau national, ne peuvent laisser une place aux doutes ou aux incertitudes concernant l’interprétation de ce scrutin.

Arrivé en tête avec 28,60%, François HOLLANDE devient le premier candidat à devancer un président sortant au premier tour d’une élection présidentielle. C’est le fruit d’un rassemblement, entamé depuis plus d’un an. Ce vote d’adhésion résulte d’une clarté dans le programme, publié dès janvier dernier, d’une confiance dans notre candidat, d’une aspiration à une alternative crédible au sarkozysme.

Nicolas SARKOZY (avec 27,18%) est énergiquement et solidement désavoué. Certains pensent encore qu’il est la solution aux problèmes que rencontre notre pays. Très simplement, s’il était réellement la clé ouvrant les portes de la maison du bonheur, nous l’aurions tous compris, après ces cinq années de mandat.   


Ce rejet peut faire penser à une citation de Claude LELLOUCHE, ardent supporter du candidat UMP : « Avec un bateau, il y a deux moments de bonheur : le moment où on l’achète, et celui où on le revend ». Les français, qui ont cru en Nicolas SARKOZY, en votant pour lui en 2007, ont clairement envoyé un signal fort de mécontentement et de déception, par un vote sanction.

C’est un fait : le déni d’admission de la difficulté électorale est toujours présent, tout parti politique confondu, d’ailleurs. Mais une telle mauvaise foi, au regard des réactions des ténors de l’UMP, est assez extraordinaire et même inédite. S’il arrive en seconde position, ce serait la faute de la « crise », phénomène qu’ils agitent, comme un étendard, pour masquer la réalité des échecs de sa politique. Ils nous disent, encore plus fort, comme nous fanfaronne l’ingérable Jean-François COPPE, sur les plateaux de télévision ; qu’une nouvelle campagne commence, pour cet entre deux tours. C’est assez malsain et malfaisant de nier le message des électeurs, envoyé par les urnes, dimanche dernier.

  

En Corrèze, l’analyse politique doit s’appesantir sur la difficulté de la droite à réaliser, de nouveau, les scores importants de l’époque, pas si lointaine, de Jacques CHIRAC…

Souvenez-vous, en 2007, à Sarran, fief historique de la famille CHIRAC, Nicolas SARKOZY (42,66%)  avait devancé Ségolène ROYAL (16,97%), au premier tour de l’élection présidentielle. Aujourd’hui, la balance s’est inversée avec François HOLLANDE (33,46%) et le même Nicolas SARKOZY (29,72%).

L’UMP a, avec comédie, ruse et hypocrisie, menti sur la situation financière de la Corrèze, croyant, par cela, mettre en difficulté François HOLLANDE dans son propre département. Les corréziennes et les corréziens n’ont pas cru aux insoutenables allégations des ténors sarkozystes, locaux ou nationaux, en votant, massivement pour le candidat socialiste.

 

La droite corrézienne, engagée clairement et avec engouement aux côtés de Nicolas SARKOZY, commence à baisser les yeux, et redescendre sur terre. Les candidats aux législatives sont mis en difficulté dans leur propre commune.

A Egletons, alors qu’en 2007, toujours au premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas SARKOZY (35,58%) mené la danse face à Ségolène ROYAL (27,98%); en 2012, François HOLLANDE (40,62%) est largement devant le président sortant (26,88%).

Et à Ussel, c’était, ici encore, Nicolas SARKOZY (28,05%) qui était arrivé en tête et Ségolène ROYAL en deuxième position (27,52%). Seulement voilà, en 2012, le candidat UMP (22,21%) arrive loin derrière celui du PS (43,44%).

Dans certains bureaux de vote de Corrèze, il est même arrivé que l’UMP rassemble moins de suffrages que la candidate du Front National : c’est dire l’embarras des cadres du parti. Sans nul doute, c’est une tâche, poisseuse et abondante, dans leur campagne pour les législatives.


Evoquons, justement, le Front National, qui a fait un score sans précédent, arrivant même en tête sur la commune de Courteix, avec plus de 33% des suffrages. La désillusion, la perte de confiance en la parole politique résulte d’un fait : beaucoup de ces personnes s’étaient tournées vers Nicolas SARKOZY en 2007, croyant fort en ses propositions. La débâcle et le fiasco de son quinquennat, accroissant les difficultés économiques, sociales, professionnelles de nombreux compatriotes, l’ont emporté.


Il faut appeler ces électeurs à la raison. Leur dire que le vote des extrêmes est une solution grossière et sans ambition. Leur dire que, dans l’affiche du second tour, le seul candidat du Changement est François HOLLANDE. Leur dire que ces propositions peuvent amener une Justice, une Egalité, perdues, dans notre pays. Leur dire qu’il sera un Président de la République protecteur et soutien des français et françaises, en opposition au caractère oppresseur et intransigeant du président sortant.

 

Leur dire que le Changement est maintenant, le 6 mai 2012.

 

 

Publié dans Présidentielles 2012

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