Sombre dette !

Publié le par Les Socialistes d'Ussel

 

« Je m'engage à ramener la dette en dessous des 60% du P.I.B d'ici 2012 » - Nicolas SARKOZY – Journal « Le Parisien » 23 mars 2007.


 

En 2007, nous avons pu lire dans le projet présidentiel du candidat U.M.P, Nicolas SARKOZY, sa conviction de réduire très fortement la dette et faire de même avec le déficit.

Des promesses en l'air.

 

Les principales mesures prises par le gouvernement de François FILLON sont symptomatiques d'une droite qui ne tient pas ses promesses.

 

En effet, les principales mesures prises par l'U.M.P sont à l'origine de la dégradation des comptes publics. Ce sont plus de 75 milliards d'euros qui ont été dilapidés en cinq années de mandat, sans aucun effet positif sur l'économie française et qui ont été financés, en totalité, par la dette.

 

Les exemples des mesures néfastes pour nos finances ne manquent pas...

 

Il y a, tout d'abord, des réductions d'impôts, aussi inefficaces que coûteuses :

Le paquet fiscal compte, par an :

- Les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires ont coûté 4,1 milliards d'euros;

- Les exonérations sur les droits de successions et donations s'élevent à 2 milliards d'euros;

- Le bouclier fiscal : 800 millions d'euros;

- Les crédits d'impôt sur les intérêts d'emprûnt immobilier : 1,5 milliards d'euros;

- Les prélèvements forfaitaires libératoires sur les dividendes : 0,2 milliard d'euros;

De plus,

- La suppression de la T.V.A sur la restauration coûte, en moyenne, 3 milliards d'euros;

- La suppression de la Taxe professionnelle a provoqué un manque à gagner total de 21 milliards d'euros.

Enfin, la réforme de l'I.S.F nous coûte 1,8 milliards d'euros.

 

Il y a, ensuite, une multiplication des niches fiscales :

Elles se sont multipliées depuis 2002 pour atteindre 70,7 milliards d'euros en 2009.

 

Il y a, enfin, des plans d'austérité au détriment des ménages et qui pénalisent la croissance, donc les recettes :

- Hausse de la TVA à taux réduit de 5,5% à 7%, sauf pour l'alimentation, l'énergie et les services aux handicapés;

- Gel du barème de l'impôt sur le revenu;

- Nouvelles mesures d'indexation des prestations sociales qui pénalisent les français;

- Déremboursements ... 

 

Toutes ces mesures ont des conséquences. Le déficit public a explosé depuis l'élection de M.SARKOZY, passant de 2,7% à 7,1% du PIB, en 2010. La dette publique est passée de 64,2% du PIB, en 2007 à 82,6% du PIB, en 2011 (SARKOZY voulait repasser sous les 60% !). Le déficit structurel ne cesse d'augmenter depuis 2007.

 

Tout ces déficits et endettements ne correspondent à aucune dynamique économique, à aucune relance, aucun volontarisme...


 

Alors, en Mai, il faudra se poser une question :


« On continue ou on change ? »

 


 

 

 

Publié dans Présidentielles 2012

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