Nicolas Sarkozy est candidat : décryptage

Publié le par Les Socialistes d'Ussel

         Nicolas Sarkozy a, mercredi dernier, officialisé sa candidature sur TF1, au journal de 20h de Laurence Ferrari. Décryptage d’une annonce très attendue.  

 

« Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle »

            Une nouvelle sans réel suspens. Depuis des mois maintenant, le président se déplace, tourne et vire, en France, en Europe et dans le Monde, se mettant en scène face aux multiples médias. N’était ce pas l’attitude d’un candidat ? Se pose la lourde question des frais de campagne dans l’exercice démocratique. N’est ce pas les budgets de l’Elysée qui ont payé, fin 2011, le discours de Toulon, rempli de militants UMP ? N’est ce pas les français qui ont, il y a quelques semaines, financé le déplacement et semi-meeting à Fessenheim ?

 

« Ce n’était pas automatique »

            L’automaticité, c’est un processus machinal, mécanique. Comment oser dire que sa candidature n’était pas automatique alors qu’il s’est autoproclamé candidat de l’UMP ? Y-a-t-il eut des Primaires Citoyennes parmi les ténors du parti majoritaire ? Y-a-t-il eut un Congrès pour élire, en bonne et due forme, le candidat à l’élection présidentielle ? 3 fois non.

 

« J’ai des choses à dire aux français, j’ai des propositions à leur faire »

            Il est vrai que pendant 5 ans, notre Président est resté muet, et tel le film « The Artist », il s’est contenté de danser sur les préoccupations des français. Il dansait ? Nous en sommes fort aise. Eh bien, qu’il chante maintenant !

 

« Une nouvelle période s’ouvre : le prochain quinquennat ne sera pas conforme au premier »

            Déjà que le premier, on nous avait menti sur l’étiquette (plus front national qu’UMP) et que certains avaient mal lu la notice (projet libéralement engagé), nous pouvons fort aisément imaginer ce que nous réserverait un second mandat de droite UMP…

 

« On a beaucoup fait, mais on peut pas tout faire »

            C’est un classique. Il a beaucoup fait, y compris des réformes qu’il n’avait pas annoncé (réforme sur les retraites). Reste que ces principaux engagements, n’ont pas été tenus : pouvoir d’achat, objectifs de logements, etc…


« Redonner la parole au peuple français par le référendum »

            C’est son idée. Il en est fier, souriant même à chaque fois qu’il en parle. Quelle est la réalité ? Le peuple a-t-il été consulté pour la réforme des retraites ? Les français ont-ils eut leur mot à dire lors de la ratification du Traité de Lisbonne ? Tant d’exemples qui prouvent que cette proposition n’est pas sincère et qu’elle se révèle démagogique.

 

« Je veux remettre le travail au centre de tout »

            Rien à ajouter, les français savent que, depuis 2007, le chômage a augmenté et que ce sont plus d’1 million de personnes qui ont perdu leur emploi. Sacré engagement pour la « valeur travail » !

 

« J’ai besoin du rassemblement le plus large »

            C’est très cocasse de voir un Président, désormais candidat, qui prononce cette phrase alors que, durant son mandat, il n’a pas cessé de diviser. La preuve en est : la chasse à l’assistanat, la chasse de l’étranger…

 

« J’irai à la rencontre des français »

            Il est évident que depuis 5 ans, le rythme de vie et les méthodes de Mr Sarkozy n’ont pas forcément été bien perçues par la population. Le symbole du fossé qui éloigne le président : c’est cette soirée électorale au Fouquet’s (vous savez, cette « brasserie populaire » selon Mr Estrosi !), et ces premiers jours de mandat sur le bateau de Mr Bolloré. Les Français n’ont rien oublié.

 

« J’ai hâte de retrouver les français, j’ai hâte de leur parler »

            Les « retrouver » ? Il est évident que vous les avaient bien perdu, Mr le président…

 

« La démission, le renoncement, la fatalité… Je crois qu’on peut changer les choses. »

            Il faut se souvenir de Gandrange : symbole de la « démission » d’un gouvernement de droite non volontariste. Plus encore, vers 2004, N.Sarkozy avait prévenu : « il n’y aura pas de privatisation d’EDF-GDF : c’est clair, c’est simple et c’est net ! » … Nous avons, toutes et tous, vu le résultat quelques années plus tard… ce résultat, il est clair, il est simple, et très net…


            Alors, au final, à la question que François Hollande nous pose : « on continue ou on change ? », on répond que le Changement est maintenant !

 

 

Nous avons trouvé l'image qui a inspiré l'affiche de Nicolas SARKOZY !

Copie-1.jpg


Elle provient de l'affiche du film Valparaiso, diffusé récemment sur Arte !

valparaiso-photo-copie.jpg

 

Les conseillers de Nicolas SARKOZY en ont retiré cela :

france-forte.jpg

Publicité

Publié dans Présidentielles 2012

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article