Quand l'UMP s'empare du 1er Mai

Publié le par Les Socialistes d'Ussel

 

 

Le 30 avril, sur RTL, François Fillon a tenu à affirmer qu’il fallait "éviter toutes les remarques désagréables à propos des syndicats", ajoutant ne pas aimer "qu'on critique les syndicats en tant que tels", car ils "sont nécessaires au fonctionnement de l'économie et du système social français". 


Ces propos apparaissent comme un rappel à l’ordre en direction des "snipers" de l’UMP toujours prompts à stigmatiser les travailleurs à travers leurs représentants syndicaux. Si François Fillon a senti la nécessité de s’exprimer en ce sens, c’est bien qu’il admet et reconnaît le risque de dérapage incontrôlé devenu monnaie courante dans la campagne du candidat-sortant. 


De telles déclarations de François Fillon apparaissent également comme un cinglant désaveu de la campagne de Nicolas Sarkozy. Elles sont l’illustration du malaise qui s’étend dans le camp de l’UMP où la stratégie de la mise en cause permanente des syndicats, des travailleurs et des corps intermédiaires est jugée inconfortable et insupportable. Que le Premier ministre d’un président-sortant en campagne s’exprime en ce sens, la veille d’un 1er mai, est bien le signe qu’un vent de panique et de réprobation s’élève à droite contre Nicolas Sarkozy et ses équipes.


Najat VALLAUD-BELKACEM

Publié dans Présidentielles 2012

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