Tout le monde n'a pas les moyens d'être solidaire.
Parmi les échecs récents de notre gouvernement, la politique tunisienne tient une place particulièrement remarquable : après les preuves d'affection témoignées par Nicolas SARKOZY à BEN ALI, les propos de Michèle ALLIOT-MARIE, proposant l'aide de notre police, ont fait sensation.
Nous connaissons tous la suite ...
Actuellement, la jeune démocratie est confrontée à de nombreuses difficultés et l'absence d'aide concrête de notre part ne permet guère de les résoudre. Néanmoins, le peuple tunisien fait preuve d'une solidarité exemplaire en acceuillant, spontanément, tous les réfugiés libyens et syriens, qui fuient leur dictateur dans des conditions d'extrême urgence.
Comparons cet élan du coeur avec l'attitude de nos dirigeants : le ministre de l'Intérieur s'est démené comme un diable pour refouler à la frontière italienne les quelques milliers de tunisiens qui ont fui leur pays, dans la panique de l'incertitude actuelle. Son numéro de duettiste avec Silvio BERLUSCONI eût été comique, si l'enjeu n'eût pas été aussi dramatique.
Compte tenu de ce que nous coûte chaque déplacement de l'avion présidentiel, la France n'a certes pas les moyens financiers d'accueillir sur son sol 20 000 réfugiés !
Si l'on mettait Michèle ALLIOT-MARIE à contribution, en souvenir de son passé ?